Quand on se sent stressé, déprimé ou fatigué, on a souvent le réflexe de sortir le paquet de gâteaux ou de bonbons pour se remonter le moral. En effet, le sucre et les produits sucrés semblent nous aider dans ces moments-là.
Mais comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi le sucre nous procure un sentiment de bien-être ? 

Comment le sucre nous fait du bien ?

Le sucre génère du plaisir (sur le moment)

La consommation de sucre et de produits sucrés entraîne du plaisir, en provoquant la sécrétion de dopamine dans le cerveau (la fameuse “hormone du plaisir” impliquée dans le circuit de la récompense). Cette sécrétion de dopamine procure une sensation de bien-être voire même de bonheur sur l’instant T. On se sent bien, très bien…

Pour aller plus loin… : Mais si le sucre entraîne la libération de l’hormone du plaisir à court terme, on constate que l’organisme a besoin de plus en plus de quantités pour ressentir le même plaisir – ce qui explique l’apparition de comportements addictifs. De plus, paradoxe : sur le long terme, la consommation d’aliments riches en sucres diminue les niveaux de sérotonine dans le cerveau (hormone du bien-être), dont les niveaux bas ont été associés à un risque accru d’états dépressifs ou encore d’hyperphagie, c’est-à-dire de surconsommation d’aliments.

Il diminue le stress (à court terme)

On sait très bien que la consommation de sucre entraîne une baisse de la production de cortisol, l’hormone du stress. C’est pour cette raison qu’on a tendance à sortir le paquet de gâteaux quand on sent un coup de déprime s’installer. Efficace, vous dites ?

 

Pour aller plus loin… : Les études montrent que consommer des produits riches en sucres en cas de stress augmenterait particulièrement le stockage de graisses au niveau viscéral. Autrement dit, manger sucré en état de stress favorise le surpoids et l’obésité, mais aussi le risque de maladies cardiovasculaires (facteur de risque principal d’une accumulation excessive de tissu adipeux au niveau viscéral).

Il favorise le sommeil (et les coups de barre…)

Ceux qui pensent que manger du sucre leur permettrait d’avoir un regain d’énergie ont tout faux ! Le sucre aurait un effet soporifique, c’est-à-dire qu’il favoriserait l’endormissement. En effet, les scientifiques ont constaté que l’ingestion de sucre bloque l’action des orexines, des cellules responsables du sentiment d’éveil . En désactivant ces cellules, le sucre nous rendrait ainsi somnolent et permettrait de nous endormir plus vite le soir…

Pour aller plus loin… : Si manger un repas majoritairement composé en glucides serait bénéfique le soir pour mieux trouver le sommeil (nota bene : c’est ce qui est préconisé en chrononutrition), la sensation de coup de barre qui suit les repas riches en glucides est désagréable lorsque cela arrive en journée… C’est ainsi que commencer la journée avec un petit-déjeuner à la française n’est pas une très bonne idée si on souhaite, au contraire, avoir de l’énergie et de l’entrain pour aller au travail !

Notons aussi, que les fameuses orexines sont connues pour être impliquées dans la régulation du métabolisme. Un niveau bas d’orexine comme celui constaté chez les personnes consommant beaucoup de sucres pourrait expliquer le ralentissement du métabolisme, et donc le risque plus élevé d’obésité … ou encore de dépression.

Il apaise les douleurs (sur l’instant)

Le sucre aurait un effet antalgique sur notre organisme, sans que l’on sache encore vraiment pourquoi. Grâce à sa capacité à calmer et apaiser certaines douleurs, il est même utilisé en tant que placébo dans certains hôpitaux pour enfants, afin de limiter l’utilisation de médicaments anti-douleurs.

Pour aller plus loin… : Si à court terme, le sucre peut agir comme un placebo sur la douleur, à long terme les effets sont tout autre. La consommation excessive et chronique de sucre et de produits raffinés favorise l’inflammation chronique, état dans lequel le système immunitaire du corps s’active, endommageant les cellules saines et pouvant provoquer l’effet inverse (douleurs chroniques, arthrose…).

Il calme les émotions

Depuis notre plus jeune âge, le sucre est associé à des évènements et des situations agréables, de partage et de convivialité (anniversaires, repas de familles, fêtes…). En outre, sa consommation revêt une réelle dimension psycho-affective : l’image d’un produit apaisant source d’émotions positives.

Des effets qui sont amplifiés par l’augmentation de la dopamine et la baisse des hormones du stress expliqués plus haut.
Des effets qui entretiennent l’addiction au sucre…

Mais toutes ces sensations positives sont dangereuses. La recherche du plaisir, du bien-être ou encore de l’apaisement d’un état de stress ou de tristesse par le biais des produits sucrés entretiennent notre dépendance au sucre.

Que faire dans ce cas-là pour être heureux au quotidien et ressentir du bien-être sans se jeter sur la tablette de chocolat ?

Réponse : augmenter ses niveaux d’hormones et de neurotransmetteurs naturellement et par la Micronutrition… sans recourir au sucre et aux produits sucrés.

Le petit plus de Votre Nutritionniste : 2 piliers ETRE et MICRONUTRITION

Il existe de nombreuses façons d’augmenter ses niveaux de dopamine ou encore de diminuer son niveau de cortisol (hormone du stress) et ce, naturellement. Une des manières les plus efficaces est de faire du SPORT! Et pour continuer le travail en dehors des séances, un autre conseil : RIEZ ! RIRE possède de nombreux bienfaits, comme celle de favoriser la production d’endorphines (hormones qui favorisent à la fois le bien-être, la détente et qui diminuent les sensations de douleurs).

Pour ceux et celles qui auraient malgré tout du mal à se passer du sucre, n’hésitez pas à à vous faire accompagner par un(e) diététicien(ne).

 

La Micronutrition, pour aller plus loin et traiter la base :


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